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Vous ne les connaissez pas encore!

 

Un nom énigmatique, porté par  une île tournée vers la magie noire de la Mélanésie. Des collections où se mélangent inspirations urbaines et héritage du Pacifique ; voici la marque Ambrym.

Rencontre avec les filles de la griffe !

 

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L’histoire de la marque : deux créatrices complémentaires…

Gabrielle Gérard a passé toute son enfance dans le Pacifique et tire sa force créatrice de ce vécu outre-mer.

Forte de ses expériences chez Sakina M’sa, puis  au sein de Tudo Bom ; c’est  à son retour du Brésil, que Gabrielle Gérard décide de crée Ambrym en 2009. Aujourd’hui Marion Jaubert l’a rejoint et toutes deux travaillent à l’élaboration de collections urbaines aux lignes graphiques.


« Marion s’occupe de la création de la ligne maille et aide au développement de la ligne prêt-à-porter. Elle apporte aussi sa contribution à la communication et aux relations presse ainsi qu’au développement en France. Pour ma part j’élabore les thèmes de la collection et les illustrations ; et je gère les Finances et le développement international.»


L’univers des collections

MYTHE RITUEL HERITAGE MODE CREATIF GRAPHIQUE JAPONISANT TRIBAL URBAIN ELEGANT POETE HUMANISTE…


« Chaque collection comporte un thème, suivi de la réalisation de dessins sur aquarelles. De cette première création ressort une gamme de couleurs, nous procédons au choix des matières -que l’on a vues sur les salons dédiés par exemple- puis nous commençons à dessiner la collection. Sachant que la création première -les aquarelles- est retranscrite sur les vêtements, sur un tee-shirt sérigraphié par exemple.

 

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Celle qui porte nos collections, s’assume toute seule, elle est créative, s’intéresse à l’art…on aime Ambrym ou pas et c’est bien cela qui nous plait !


Nous essayons aussi de personnifier, de rendre unique chaque collection, qui porte un nom et correspond à une dimension créative du moment T. C’est pour cela que le fait de partir d’aquarelles enrichit notre démarche artistique tant au niveau des couleurs, que des coupes ou des dessins. Par exemple la collection été 2011 se nomme « A fish of land » et a été inspirée d’une chanson Lhasa de Sela.[i]


Toutes nos collections sont influencées par le Vanuatu. Nous faisons le pari de proposer une mode urbaine, mixte alliant inspirations tribales et style. »


 

Pourquoi avoir choisi de travailler en circuit éthique ?

Gabrielle-« Et bien cela vient de mon enfance,  j’ai évolué dans un environnement au plus proche de la nature au Vanuatu, dès lors mon projet s’est inscrit logiquement dans cet axe: je souhaitais concilier mode et développement durable.

 

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Notre démarche s’inscrit donc dans le développement durable ; pour l’élaboration de nos collections, nous utilisons souvent des tissus provenant des Maisons de couture, ainsi nos modèles peuvent être réalisés avec des tissus Givenchy, Chloé, Rykiel …par ailleurs notre coton est biologique-certifié GOTS- et nos autres matières sont naturelles. Le lin par exemple demande très peu d’eau et ne requiert pas de pesticides.

 

Pour Ambrym le bien être de la personne est fondamental !

Nous essayons le plus possible de transformer l’objet premier, de lui donner une nouvelle vie, c’est cela qui est intéressant aussi. Par exemple pour la collection été 2011, nous avons réalisé des accessoires -notamment des bracelets - dont la matière première provenait de chutes de cuir, que nous avons perforés puis cousus avec du fil biologiques.

 

 

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La seule difficulté étant la production car bien évidemment notre offre était assez limitée sur ce type de produit, il nous a donc fallu trouver d’autres sources de matières premières.

 

Il y aussi cette volonté forte du Made in France, cette envie de faire travailler les petites structures françaises. Cela nous permet d’être au plus près de nos lieux de production, nos ateliers sont très à l’écoute et une relation de confiance s’est instaurée ; ce qui est fort agréable.

Et puis il y a l’aspect qualitatif qui ressort de cette collaboration, ainsi que le suivi des productions contribuant à l’instauration de notre image créateur. Le commerce de proximité nous plait.

 

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Nous disons utiliser du coton biologique mais ce n’est pas la première chose qui transparait. Nous ne souhaitons pas être placées dans une case ! Notre engagement éthique est personnel et ne doit pas forcément être mis en avant pour commercialiser la marque. Nous ne sommes pas des moralistes !

 

Quant à la distribution, il est très important que nos points de vente correspondent à notre philosophie, à l’image que nous souhaitons véhiculer, il faut qu’il y ait un rapport humain sympathique tant dans les boutiques éthiques que classiques. Il est très important pour nous de travailler avec des partenaires qui comprennent notre démarche et qui aient envie de la soutenir. »

 

Et dans l’avenir ?

Au niveau éthique, nous aimerions bien collaborer avec des femmes des tribus du Vanuatu pour la réalisation d’accessoires.

Du côté de la distribution, il nous plairait énormément d’ouvrir notre boutique en propre…et participer à davantage de salons internationaux.

 

Le mot de la fin…

« Concilier tribal et contemporain sur un mode urbain »


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[i] Chanteuse américano-mexicaine, ayant vécu au Canada, décédée en 2010

Tag(s) : #Interviews Mode Ethique

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