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Traditionnellement associée à une certaine classe de la population, la fourrure tend à se démocratiser et c’est encore mieux si cette dernière est recyclée !


C’est en 1994 que Harricana par Mariouche voit le jour, la griffe emploie à ce jour une trentaine de personnes. Vingt ans plus tard, plus de 60 000[1] manteaux ont été recyclés et vendus à travers le monde sous la marque Harricana.


Avec de très fortes inspirations Amérindiennes et Inuits dans les collections, Mariouche nous invite dans son monde où le grand Nord détient une place prédominante.

 

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Figure de la mode au Canada, Harricana par Mariouche a su imposer son style et sa démarche.


Des collections où l’Ecoluxe® et le recyclage vont de pair pour un résultat épatant ! Des pièces créateur uniques, originales et luxe qui ont, de part leur particularité attiré de nombreuses stars.

 

Rencontre avec la fondatrice de la marque Mariouche Gagné

 


Comment tout cela a –t-il commencé ?

 

« Je me voyais comme une fille destinée à réaliser des vêtements techniques et sport, mais après avoir gagné mon premier concours de mode à Paris je me suis dit que je serai peut être capable d’être designeuse… 


Harricana c’est le nom de la plus grande rivière au Québec, là où a commencé le commerce de la fourrure. En amérindien ‘nanicana’ signifie ‘la voie principale’. A l’époque je plantais des arbres près de la rivière et son nom a fait résonnance avec mon être, mon ADN très amérindien.


Harricana rime avec le grand nord, son immensité, cet espace façonné par la nature où les légendes amérindiennes et inuits tiennent une place prédominante.

 


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Après avoir vu mes collections, les maris de ces dames sont venus me voir et m’ont demandé si je pouvais redonner vie aux robes de mariée qui dormaient des les placards.


Depuis lors, nous transformons des robes de mariée, des soies, des cachemires, les matières neuves ne me parlent pas. J’aime l’idée de travailler des pièces qui racontent des histoires, des étoffes luxe retravaillées avec des coupes intemporelles, qui traversent les âges. »

 


Pourquoi avoir choisi le chemin du développement durable ?


«Je n’aurai jamais fait de la mode non écologique, je vis sur un voilier, j’aime la forêt. De fait travailler en respectant et l’Humain et la Nature allait avec l’essence même de ma nature. Je voulais mettre mon énergie dans un projet qui avait du sens.

 

Cela fait partie de mes valeurs, de ma personnalité je n’ai pas eu de révélations, j’avais envie de faire les choses correctement.


Et nous effectuons depuis quelques années des levées de fonds pour différents projets sociaux. Ainsi Harricana est partenaire avec LE DISPENSAIRE DIETETIQUE DE MONTREAL qui s’occupe notamment de femmes enceintes en difficulté : nourriture, éducation des enfants. 900 femmes bénéficient de leurs actions chaque année. » 

 

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Ecoluxe®, savant mélange entre savoir-faire technique et artisanal ?


« Qualité et technique sont mises à l’honneur dans nos collections, nos pièces sont uniques, chaque morceau est coupé un par un dans les matières. Il s’agit d’une véritable démarche, en effet nous devons d’abord sélectionner les vêtements, nettoyer et tailler les étoffes, les raser et les teindre ; ensuite nous procédons à l’assemblage des pièces et à leur mise en valeur.

 

Dans un vêtement normal  il y a en général trois étapes, chez Harricana nous devons en avoir huit ou neuf.

Nous essayons d’utiliser un minimum de 60% de matières recyclées dans nos pièces, notre idée étant d’atteindre 100% dans les prochaines années.


Actuellement trente personnes travaillent dans mon bureau et nous réduisons au maximum nos déchets : deux sacs par semaine et six sacs de recyclage. 

 

 

 

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L’approvisionnement de matières -cuirs, tricots et fourrures-  est réalisé avec le concours des centres de tri, type Emmaüs, qui nous appellent quand des pièces peuvent nous intéresser.

 

Le troc est également à l’honneur chez nous ! Vous venez nous voir avec de la fourrure et en échange nous vous donnons des dollars Harricana afin choisir ce qu’il vous plait. Cela marche très fort, les clients apprécient cet échange dans lequel chacun est au final gagnant.»

 

Dans l’avenir ?

 « Harricana recycle environ 5000 pièces par an, mais j’aimerais que nous arrivions à en transformer environ 300 000.Car c’est vrai que pour le moment je trouve que c’est trop minime, cela n’a pas assez d’impact en termes de nettoyage.

J’ai également envie d’ouvrir mes propres boutiques dans le monde car il me semble que dans les multimarques, mon concept de recyclage est un peu dilué, l’idée serait donc d’ouvrir un espace par année. »


 

Le mot de la fin

« Luxe. »

 

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[1] Communiqué de presse, Décembre 2009

Tag(s) : #Interviews Mode Ethique

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